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LA PROVINCE ILE

C’est à l’est de la Grande Terre, que la Nouvelle Calédonie recèle son plus bel atout insulaire. Les îles Loyauté déclinent leur panel de couleurs en un sublime tableau, reflétant la douceur de vivre mélanésienne. Des paysages paradisiaques et des Loyaltiens d’une fraîcheur et d’une humanité sans pareil, font de Maré, Ouvéa et Lifou les perles kanakes de l’Océan Pacifique.

La Province des îles Loyauté compte moins de 10% de la population totale de la Nouvelle-Calédonie. Classées « réserve autochtone » depuis 1899, les îles Loyauté ont préservées leurs terres et leur culture exclusivement mélanésiennes. Le tourisme est leur principale source d’activités. Pourtant, à milles lieues des grands hôtels-clubs, les visiteurs découvrent une destination intime et humaine, dans le respect de la coutume locale.

Au départ de Magenta, les vols domestiques pour les îles Loyauté sont pluriquotidiens. Du hublot, le paradis semble encore plus beau.

Maré : l’île qui parle à votre cœur !

Maré – Nengoné en langue locale, est la plus australe des îles Loyauté. D’origine volcanique, Maré culmine à 130m d’altitude et présente une superficie de 650km2.

A son approche, le lagon prend une teinte turquoise étourdissante. Ses côtes de corail noir, rongées par les vagues décrivent une multitude de criques de sable blanc. Dressés à leur bord, les pins colonnaires affichent fièrement leur flèche faîtière naturelle comme le symbole de leur appartenance à la culture kanake.

Dans les tribus, de parfaites cases traditionnelles rondes ou carrées, habillent les jardins rosis d’hibiscus. Les terres regorgent de fruits, de légumes et de fleurs… A Maré, la Nature est Providence.

L’histoire de l’île est marquée par la double présence des missionnaires protestants anglais et des missionnaires catholiques français. Les premiers influèrent davantage sur les habitants, laissant à la langue vernaculaire des intonations et des mots manifestement dérivés de l’anglais.

L’Eglise de La Roche :

La Roche se situe à proximité de l’aéroport. A l’atterrissage, on aperçoit le massif clocher carré de l’église de la Roche. Datant de 1883, cette église fut bâtie par le révérend missionnaire François Beaulieu, dont le tombeau est visible dans le cimetière attenant.


Le Centre Culturel Yeiwéné-Yeiwéné :

D’origine maréenne, le leader indépendantiste Yeiwéné-Yeiwéné oeuvrait au côté de Jean-Marie TJIBAOU, et fut assassiné avec lui à Ouvéa en 1989. Le centre culturel qui porte son nom, située à quelques kilomètres de La Roche, possède une collection d’ouvrages, arts et artisanats kanak. (entrée libre) La tombe de Yeiwéné-Yeiwéné se trouve au sud de Tadine.

Le Saut du Guerrier :

Selon la légende, un guerrier kanak pourchassé par de nombreux ennemis, enjambât une faille de plus de 7m, creusée dans les falaises. Les poursuivants tombèrent à l’eau et n’y réchappèrent pas. Cette jolie balade offre un panorama exceptionnel sur la baie de l’Allier et ses falaises.

Les Terrasses de Shabadran :

Au départ de la tribu de Kurine, le gîte de Damas Béarune propose une superbe excursion à la découverte des terrasses de Shabadran. Pendant 2jours/1nuit, le programme est particulièrement réjouissant : forêts, cocoteraies, criques sauvages, pêche à la langouste ou au crabe… A Shabadran, les plateaux coralliens décrivent des paliers léchés par les vagues : à voir ! (se renseigner et réserver auprès de l’office de tourisme)

Tadine :

Au bord de mer, Tadine s’inscrit comme le « chef-lieu » de la commune de Maré. Le village accueille la mairie, la gendarmerie, la station-service, une épicerie, ainsi qu’un dispensaire. Tadine s’anime autour de ses commerces et de son ponton de débarquement. L’accostage des bateaux, ravitaillant les îles et transportant les touristes, est particulièrement attendu. L’ambiance pittoresque du « débarquement » vaut le détour.

L’Aquarium Naturel :

Au sud de Tadine, un panneau indique la petite piste pour découvrir l’aquarium. Encerclé par les rochers, ce petit bijou de la Nature semble serti dans la roche. Un sable fin tapisse le fond de ce bassin d’eau de mer transparente, véritable aire de jeu des poissons perroquets qui s’élancent dans des courses folles autour des coraux.

La Baie de MEBUET :

La plage de Mébuet est un site « sacré » pour les mélanésiens. Sur sa rive gauche, une micro-péninsule donne tout son charme à la baie. L’herbe vert-émeraude recouvre son plancher rocheux, sublimant la couleur parme des petites fleurs qui y sont clairsemées. Les traditionnels pins colonnaires se dressent majestueusement aux abords. Dans cette baie réservée, d’innombrables tortues sortent silencieusement la tête de l’eau. Elles ne se risquent pas à conquérir la plage de jour, mais viennent parfois pondre au clair de lune. Le site est somptueux (attention : pour les photos et la baignade, s’adresser au chef de la tribu)

A découvrir également :

Toutes les plages et criques de l’île, indiquées sur les cartes touristiques. Le trou de Bone : une cavité de 40m de profondeur, au sud de Ténamé. Au Bone de la Léproserie, l’une des plus grandes cavités noyées du monde est accessible via son puits (guide obligatoire). Les marchés, les villages…

LIFOU, l’île aux multiples visages :

Des trois îles, Drehu est la plus étendue avec 1150km2. Son chef lieu Wé, accueille également la capitale administrative de la Province des îles Loyauté.

Lifou offre la plus grande diversité de paysages et d’activités. Sur la côte, les falaises vertigineuses plongent dans des eaux cristallines et poissonneuses, tandis qu’au centre, les sous-sols, sculptés par les variations de niveau de l’océan, sont truffés de grottes et de cavernes. La riche végétation environnante et les magnifiques lacs souterrains ont donné lieu à une multitude de sentiers touristiques guidés.

A l’aéroport, le comptoir du Ce.M.A.I.D (Centre municipal d’animation et d’information Ne-Drehu) renseigne les touristes.

Wé et la Baie de Chateaubriand :

Chef lieu des îles Loyauté, Wé compte plus de 1000 habitants. Le centre est doté de commerces divers, administrations, centres médicaux, établissements scolaires, églises…
Wé s’inscrit dans la baie de Chateaubriand. Sa plage de sable fin est bordée par un jardin de filaos et de cocotiers. Profitant des alizées, des planches à voile se dessinent à l’horizon, tandis qu’à quelques mètres du bord, des pères et leurs fils s’appliquent à l’art de la chasse sous-marine en apnée.

Jokin :

Jokin est une tribu située nord de Lifou. Ses falaises hautes d’une quarantaine de mètre ont fait la réputation du site. La vue surplombe la baie de Jokin, ses fonds coralliens, et ses eaux turquoise. A voir absolument !

La vanilleraie de Jokin produit d’excellentes gousses, que l’on peut acheter ou seulement découvrir en visitant un superbe jardin exotique.

Balades à Eacho :

A l’entrée d’Eacho, le guide Antoine accueille les marcheurs sur sa propriété. Le sentier musarde dans cette luxuriante végétation et plonge le visiteur au cœur d’une forêt dense. La petite expédition débute avec la découverte de la faune et de la flore locale, aux propriétés tantôt médicinales, tantôt géologiques… et parfois légendaires ! La balade se poursuit avec les différentes techniques de chasses mélanésiennes (crabes, cochons, volatiles…) et ateliers pratiques en prime ! Parcours ludique à découvrir en famille.

Un autre sentier facile mène à la chapelle de Notre Dame de Lourdes. Rare édifice catholique de l’île, la modeste chapelle surplombe la vaste baie de Santal.

La Baie de Santal :

La baie de Santal s’étend tout en longueur sur la côte nord-ouest de Lifou. Les paquebots croisiéristes y accostent régulièrement. D’autres volumineux visiteurs : des cachalots et leurs petits, croisent dans les eaux tièdes et poissonneuses de son lagon. Par ailleurs, la baie de Santal recèle de magnifiques récifs coralliens, où foisonne une large variété de poissons ; faisant du site un hot-spot de plongée sous-marine avec notamment, les récifs Gorgones et Shogi.

Les Grottes du Diable :

Au nord de Lifou, les grottes du diable plongent les visiteurs dans un univers légendaire et magique. Une demi-heure de marche avant de se trouver face à d'immenses cavités sombres colonisées par les roussettes. Selon la légende, les habitants fuyant colons et missionnaires, y auraient jadis trouvé refuge, d’où la présence d’ossements. Crânes, fémurs, hanches… sont toujours visibles, et entretiennent les légendes des grottes du diable. (Guide obligatoire)

A découvrir également :

Les plus jolies plages : Peng et Luengoni.
La baie de Jinek : idéale pour le snorkelling, accessible à tous.
Les grottes de Luengoni : marche et baignade en eau douce translucide dans les grottes (avec guide)
Les grottes : de Traput, de Quajo … guide obligatoire (se renseigner au CeMAID)
Le sentier du Bernard l’ermite au départ d’Hmelek (guide)
Le sculpteur sur bois de Jozip
Les matchs de cricket féminin à Mou

« OUVEA, l’île la plus proche du paradis ! »

Atoll paradisiaque de 135km2, Ouvéa étire sa sublime plage sur 25km, bordée à l’est par l’Océan Pacifique, et à l’ouest par le lagon : une réserve coutumière classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008.

L’unique route de l’île longe la plage ininterrompue du nord au sud. Quelques crabes attirent parfois l’attention, en s’élançant, téméraires, sur le bitume. Mais c’est le lagon qui vous invite irrépressiblement…

L’activité la plus agréable d’Ouvéa est le farniente au bord de l’eau, les yeux plongés dans ce camaïeu de bleus… Des kilomètres d’un sable poudreux couleur crème, qui colle à la peau, plus doux que le coton et complètement désert ! Les pieds caressés par des flots : le temps est arrêté. Un moment de bonheur pur, où le quotidien n’a plus cours. L’illusion de l’Eternité… le Paradis…

Les Grottes de Ouloup :

A quelques encablures de l’aéroport, les grottes de Ouloup valent vraiment d’être visitées. Cramponnez-vous ! La balade est épique. Stalagmites et stalactites de calcaire rappellent que le paradis ne se limite pas à des plages désertes.

Lékiny, sa Baie et ses Falaises :

Lovée entre plage et falaises, la baie de Lékiny est une réserve de pêche qu’il est possible de franchir à pied par marée basse. Les falaises qui lui font face sont truffées de grottes, dont l’une est aménagée en chapelle. Guide indispensable pour découvrir ce site qui offre de superbes points de vue sur le lagon.

La Presqu’île et le Pont de Mouli :

A l’entrée du district sud, la presqu’île de Mouli, agrippée à un pont d’un autre temps, plus qu’un atout charme, est la marque d’identité d’Ouvéa. Le pont ne laisse passer qu’un véhicule à la fois, mais tous s’arrêtent pour fouler les quelques mètres de bitume de cet ouvrage pittoresque. Il surplombe une passe dont l’eau claire et profonde, permet d’apercevoir la faune marine. Le décor est irréel…

A l’extrême sud de la presqu’île de Mouli, par beau temps, les pléiades du sud se dessinent à l’horizon.

Wadrilla :

A mi chemin entre le nord et le sud, Wadrilla centralise les commerces, la mairie et le quai de débarquement des bateaux. Sa distillerie d’huile de coco ouvre gratuitement ses portes au public le mercredi et le jeudi, sur réservation.

Le Trou Bleu d’Anawa :

Serti dans la roche, ce trou d'eau saumâtre mesure près de 30 mètres de diamètre et au moins autant de profondeur. Les tortues marines profitent allègrement de cette aire de jeux, où la baignade est désormais interdite, par soucis de sécurité.

Le District du Nord :

Depuis les côtes de Saint-Joseph, la vue sur les pléiades du nord est magnifique. Principal village du nord, Saint-Joseph a la particularité d’accueillir une tribu wallisienne autonome : Takedji, qui indemnise à ce titre, le grand chef de Wénéki.

La côte Est abrite la baie d’Ognat et le trou aux tortues. Cet aquarium naturel de bord de mer permet d’observer ces animaux marins protégés.

A découvrir aussi :

Escale culinaire à la frontière entre Fayaoué et Mouli : une pancarte annonce « les portes du Paradis ». Abrité sous les farés, un petit restaurant installé sur le sable poudreux, sert une délicieuse spécialité : le crabe de cocotier et sa salade de cœur de cocotier. La chair fondante et ferme du crustacé, est particulièrement gouteuse à Ouvéa, où les crabes se nourrissent exclusivement de noix de cocos. Intermède gustative indispensable sur l’île !