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ECONOMIE & FINANCE

Les Seychelles ont géré leur développement de façon pragmatique, en adoptant une stratégie ambitieuse face aux problèmes et aux opportunités qui se présentaient à elles, avec comme philosophie sous-jacente la promotion d’une “croissance équitable” par le biais d’une participation active de l’Etat à l’activité économique.

Avant l’indépendance, les Seychelles étaient une petite économie agricole assurant tout juste le minimum vital à sa population, avec un PIB par tête inférieur à 1 000 dollars US en 1976.
Aujourd’hui, cette micro-économie repose sur le tourisme et la pêche.
Néanmoins, le PIB par tête a sensiblement augmenté ; en 2003, il s’élevait à 8 000 dollars US.

L’industrie du tourisme est le secteur le plus dynamique. En 2004, elle représentait 41 % des recettes en devises et employait 19 % environ de la population active. La pêche est un secteur tout aussi important. L’exportation de thon en boîte, de poisson frais et surgelé représentait en 2004
29% environ du total des recettes en devises.

Le gouvernement a encouragé la privatisation, dans l’objectif d’augmenter les investissements intérieurs et étrangers sur le territoire. Le secteur privé employait 49,5 % de la population active en 1996, et 52 % en 2004.

Le programme de désinvestissement du gouvernement a été renforcé dans le nouveau cadre macroéconomique de moyen terme annoncé dans le discours de présentation du budget 2005.

Pour encourager les investissements, le gouvernement propose un large éventail de mesures incitatives pour les activités du secteur privé. Les Seychelles Investment Bureau a été créé en 2004 en qualité de référent pour la promotion et la coordination des investissements intérieurs et étrangers sur le territoire. Le gouvernement travaille également à finaliser le code d’investissement, qui vise à protéger les investissements et les mesures incitatives associées.

Le développement de l’industrie touristique aux Seychelles a toujours été considéré comme faisant partie intégrante du développement national au sens large. L’industrie touristique est à la fois une condition et un objectif du développement durable sur le plan social, économique et environnemental. L’investissement responsable dans le secteur touristique est donc considéré comme un investissement dans la ressource la plus précieuse du pays.

En outre, l’industrie touristique, en plus d’appartenir aux secteurs basés sur la nature les plus prospères des Seychelles, est un grand consommateur de ressources naturelles. A ce titre, elle joue donc un rôle essentiel dans la promotion de la préservation durable de la biodiversité.
La réputation dont jouissent les Seychelles en matière d’harmonie sociale et d’approche éclairée de la préservation des ressources a permis de déclarer réserve naturelle quasiment la moitié du territoire émergé.

Le gouvernement est donc en mesure de planifier, contrôler et limiter de façon responsable le développement de l’industrie touristique, en vue d’en minimiser l’impact sur la durabilité d’écosystèmes uniques. A la lumière de ces éléments, il est peu probable que le nombre de visiteurs puisse dépasser les 30 % d’augmentation, l’objectif premier de la politique étant la gestion proactive des recettes.

Dans les domaines du tourisme et de l’environnement, des systèmes de partenariats solides ont été établis entre les secteurs public et privé et la société civile, notamment dans le but de garantir l’adéquation entre l’offre et la demande et la participation active des acteurs clés au développement durable et à la gestion du produit.

Les Seychelles ont une grande expérience des activités de préservation et de protection de l’environnement, particulièrement mises à l’honneur ces 12 dernières années grâce au développement et à la mise en œuvre de programmes de gestion de l’environnement, dont le deuxième est actuellement en cours (2000-2010). Aujourd’hui, plus de 46 % du territoire de l’archipel et 228 m² d’océan sont officiellement protégés au titre de parcs et réserves
nationaux.

20 à 25 % supplémentaires sont classés comme “sensibles”. Les Seychelles abritent plus d’un millier d’espèces endémiques de faune et de flore.L’atoll d’Aldabra (refuge de la population la plus importante au monde de tortues terrestres géantes, 100 000 individus environ) et la réserve naturelle de la Vallée de Mai (avec ses cocos de mer endémiques, une variété de palmier dont la noix est la plus grosse au monde) ont été ajoutés à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982 et 1983, respectivement.

En dépit des nombreuses contraintes liées à leur petite taille, les Seychelles s’efforcent de gérer leur développement social et économique dans le respect de l’environnement. A ce titre, elles peuvent être considérées comme un pays exemplaire, engagé dans la voie du développement durable.